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Fondée en 2008 avec des fonds publics et privés, CellProthera s’est employé à améliorer le protocole thérapeutique et à simplifier une intervention qui s’était effectuée à cœur ouvert.

 

L’entreprise a conçu un automate capable d’effectuer la sélection et la multiplication des cellules souches à partir d’un prélèvement de 200 millilitres de sang. Celui-ci doit être effectué, idéalement, avant le 15e jour suivant l’infarctus.

 

Neuf jours sont alors nécessaires pour obtenir le nombre suffisant de cellules, soit au moins 50 millions.

 

Le patient aura préalablement subi, durant cinq jours, des injections de facteurs de croissance destinées à favoriser le passage des cellules souches de la moelle osseuse au sang.

 

Le greffon sera injecté dans le cœur via un cathéter introduit par l’artère fémorale, une opération réalisable en soins ambulatoire.

 

L’automate de préparation des greffons est en phase d’industrialisation dans le cadre d’un partenariat avec des industriels et le soutien de BPI France, à hauteur de 6 millions d’euros.

 

Les études cliniques de phase 2 débuteront en septembre avec 44 patients, avant celles de phase 3 avec 150 patients, un an plus tard. CellProthera espère obtenir une autorisation de mise sur le marché en 2017.

 

Le coût de chaque greffon est évalué à 25.000 euros, une dépense que Philippe Hénon compare aux 200.000 euros d’une transplantation cardiaque et aux 10 à 20.000 euros de traitement annuel dont justifient, pour survivre, les victimes d’infarctus. (Edité par Yves Clarisse)

 

Gilbert Reilhac – Reuters

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